Tsuboniwa École d'Aikido | 坪庭 合氣道 流

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93130 Noisy Le Sec

Langue


À Daniel Boubault, grâce à qui j’ai entrepris d’apprendre le japonais et en mémoire de qui j’irai le plus loin possible.
さよなら ダニエル さん。


ORIGINES

Les origines de la langue japonaise sont assez obscures. Sa ressemblance avec le chinois s’arrête… à l’écriture. Des spécialistes ont tenté de trouver une parenté avec les langues malayo-polynésiennes ou encore avec les langues ouralo-altaïques (mongol, mandchou, certaines langues de Sibérie et d’Asie centrale ou encore le turc). Seul le coréen est considéré avec certitude comme appartenant à la même famille linguistique.

PRONONCIATION

Pour un francophone le japonais est facile à prononcer puisque 95 % des sons existent en français et les 5 % qui restent ne présentent pas de difficultés insurmontables.

LES VOYELLES

A – I – U – E – O selon l’ordre japonais (pour le kototama Ueshiba Sensei les énonce dans l’ordre A – O – U – E – I).

A, I et O se prononcent comme en français.

E se situe entre É et È. Il n’est donc jamais muet.

U se prononce comme OU, mais sans arrondir ni avancer les lèvres.

U et I peuvent être sourdes en position finale non accentuée (ex : desu se prononce « dess »), ou quand elles se trouvent entre deux consonnent sourdes (ex : tsuki se prononce « ts’ki »).

Les voyelles longues : dans les transcriptions elles sont surmontées d’un tiret ou d’un accent circonflexe ou, comme avec les kana, doublées (ā = â = aa, ō = ô = oo, ū = û = uu, ē = ê = ee, ī = î = ii). Elles durent deux fois plus longtemps que les voyelles courtes. L’idéal est de les prononcer deux fois sans marquer la coupure du son, comme en musique, quand on tient la même note sur deux temps.

Deux voyelles différentes qui se suivent doivent être prononcées séparément (ex : aikido) à l’exception de ei qui se prononce ee (ex : Sensei).

LES CONSONNES

Une consonne est en principe toujours suivie d’une voyelle ou de YA, YU, YO. En dehors des cas ci-dessous, les consonnes se prononcent comme en français.

CH se prononce légèrement TCH.

F n’existe pas en japonais mais sert à transcrire le son HU (voir H).

G est nasal. Il se prononce comme le NG anglais sauf en début de mot, dans le chiffre 5 (go) et dans les onomatopées qui redoublent un son (ex : gorogoro). GA, GO, GU se prononcent comme en français. GE et GI se prononcent toujours gué et gui.

H est aspiré pour les sons HA, HE et HO. Le son HI se prononce en rapprochant la langue du palais comme dans yoga. Le son HU se prononce légèrement soufflé comme pour éteindre une bougie. Le katakana HU (フ) remplace donc naturellement le F des mots étrangers (voir F).

J se prononce légèrement DJ.

L n’existe pas en japonais (voir R).

N constitue une syllabe à part entière. C’est l’unique consonne qui apparaît seule en fin de mot ou devant une consonne. Les voyelles nasales n’existent pas en japonais. Les sons AN, EN, IN, ON, UN, doivent être prononcés comme des voyelles ordinaires suivies de N. On n’ajoute jamais un E muet derrière N à la fin d’un mot. De même, on ne fait jamais la liaison avec la voyelle qui peut suivre. Cette règle s’applique parfois à l’intérieur de certains mots (souvent des noms composés). Le N se prononce M devant M, B, P et NG devant G et K.

R se prononce comme un L en plaçant la pointe de la langue derrière les dents mais sans toucher la gencive comme en français. Il remplace naturellement le L dans la transcription des mots d’origine étrangère.

S ne se prononce jamais Z. Si vous dites « Ozaka » au lieu d’O-saka ou « bonzai » au lieu de bon-sai, vous risquez de ne pas être compris.

V n’existe pas en japonais. Dans les transcriptions de mots étrangers, il est remplacé par le B.

W n’existe que dans WA (et parfois encore dans les transcriptions des kana O [を / ヲ]dont l’ancienne lecture était WO) et se prononce comme le U japonais (voir voyelles) combiné avec le A (ou le O).

Z se prononce légèrement DZ.

Les consonnes redoublées (géminées) doivent se prononcer distinctement, en marquant une légère coupure entre les deux, sous peine de confusion, donc d’incompréhension.

ÉCRITURE

Le système japonais d’écriture est particulièrement complexe puisqu’il utilise quatre types d’écriture.

•Les KANJI ( 漢字 ) littéralement caractères (JI) chinois (KAN, transcription japonaise de Han, dynastie chinoise, 206 av J-C qui veut donc aussi dire chine). Il servent à transcrire les mots d’origine chinoise (prononciation ON qui est une adaptation japonaise de la prononciation chinoise) et les mots d’origine japonaise (prononciation kun). Un même kanji peut donc avoir plusieurs lectures. De plus, son aspect visuel ouvre, en particulier dans les arts de la calligraphie ou de la poésie, des possibilités d’interprétation subtiles, chères aux Japonais.

•Les KANA ( かな / カナ) créés à partir de caractères chinois simplifiés. Il y en a deux sortes.

•Les HIRAGANA ( ひらがな ) qui transcrivent les éléments indigènes et les éléments grammaticaux.

•Les KATAKANA (カタカナ) qui servent surtout à transcrire les mots d’origine étrangère, mais qui peuvent aussi mettre en valeur certains mots japonais comme des marques, des onomatopées (dans les mangas par exemple) etc.

•Le ROMAJI qui est la transcription en caractères (JI) romans (ROMA) de la langue japonaise et bien sûr des mots occidentaux dont on tient à conserver l’écriture (mots techniques ou scientifiques, marques, etc.). Cette dernière forme d’écriture aurait pu simplifier la langue japonaise (surtout pour les occidentaux), mais il y a énormément d’homonymes en japonais. La graphie des kanji permet de les distinguer. (En conversation c’est le contexte qui, dans la plupart des cas, donne le sens du mot.)